La PMA en Espagne revue par des experts
Si vous tapez “avis sur la PMA en Espagne” dans Google, vous aurez de nombreux résultats sous forme d’articles, de critiques et de témoignages. Mais à quelles sources peut-on réellement se fier ? Nous souhaitons vous apporter ici une vision équilibrée, fondée sur l’expérience et les opinions de spécialistes reconnus de la fertilité en Espagne. Que vous souhaitiez faire une FIV à Alicante, à Madrid ou à Barcelone, pour ne citer que quelques villes, cet article est fait pour vous.
Depuis plusieurs décennies, l’Espagne est considérée comme la destination la plus demandée pour les traitements de fertilité. Aujourd’hui, la FIV en Espagne connaît un succès plus important que jamais, le nombre de patients augmentant d’année en année. Qu’est-ce qui fait de l’Espagne une destination si spéciale ? Cet article vous propose un aperçu des nombreuses raisons qui font de l’Espagne une référence en matière de PMA.
Quel que soit le traitement recherché (FIV avec don d’ovocytes, FIV avec don de sperme ou FIV avec vos propres gamètes), il est facile de se sentir submergé par la quantité d’informations disponibles en ligne. Vous pourriez passer des heures à consulter des avis et comparer des informations, sans savoir lesquelles sont réellement fiables. Cet article a pour objectif de vous faciliter la tâche. Grâce à l’expérience de professionnels qui consacrent leur carrière à accompagner les projets de parentalité, nous vous aidons à mieux comprendre ce que l’Espagne a à offrir : comment les traitements y sont réglementés et encadrés ; quels traitements sont disponibles ; quels sont les taux de réussite et les prix.
Nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs professionnels de la fertilité dans toute l’Espagne et cette expérience a été extrêmement positive. Nous espérons que cet article vous aidera à vous y retrouver dans les différents avis que vous lirez sur la PMA en Espagne et à choisir le traitement qui vous convient le mieux.
En quelques mots, l’Espagne se distingue par une législation relativement souple, des cliniques strictement encadrées, des équipes expérimentées et souvent multilingues. Grâce aux technologies scientifiques et médicales les plus récentes, le pays est devenu un choix de référence pour de nombreux patients.
La diversité des donneurs garantit un large choix, des délais d’attente courts (voire inexistants) et des taux de réussite parmi les meilleurs du monde.
Cet article a pour but de vous aider à mieux comprendre les traitements de fertilité en Espagne et a été écrit en collaboration avec les experts des cliniques suivantes :
- Clinique de fertilité iGin à Bilbao
- Barcelona IVF
- Clinique Tambre à Madrid
- Reproclinic à Barcelone
- Institut Marqués à Barcelone
- Equipo Juana Crespo à Valence
- URE Centre Gutenberg à Málaga
- UR Vistahermosa à Alicante
- IVF Life à Alicante
- Clinique Eugin à Barcelone.
Les avis sur la PMA en Espagne
Notre dossier sur la PMA en Espagne a été conçue pour répondre aux questions que vous nous posez régulièrement. Nous voulions mieux comprendre la réglementation et la législation espagnole en matière de fertilité, le niveau de soins et d’accompagnement offert par les cliniques, les différents types de traitements proposés, leur coût ainsi que les attentes des patients concernant leur prise en charge dans une clinique de fertilité espagnole. Nous espérons que les informations et avis sur la PMA en Espagne présentés dans cet article vous seront utiles ; ils ont été rédigés par des professionnels reconnus du secteur de la fertilité en Espagne et constituent une excellente occasion pour vous d’acquérir une compréhension profonde de ce qui vous est proposé. Si vous souhaitez en savoir plus sur un sujet en particulier, suivez les liens vers les courtes vidéos réalisées par les experts concernés.
Pourquoi les patients choisissent-ils l’Espagne pour la FIV ou le don d’ovocytes ?
L’Espagne est devenue le premier pays d’Europe pour les patients internationaux recherchant un traitement de procréation assistée.
Les cliniques espagnoles prennent en charge 40 % des patients européens et réalisent le plus grand de procédures d’Europe, soit quelques 120 000 par an. La FIV avec don d’ovocytes représente une part importante des traitements réalisés pour les patientes venant de l’étranger.
La qualité des traitements de fertilité proposés en Espagne s’explique en partie par la grande expérience des équipes médicales, qui ont acquis une expertise précieuse pour répondre aux besoins des patients internationaux, même les plus exigeants.
Ces équipes travaillent dans des environnements dotés de technologies de pointe, garantissant aux patients l’accès à aux techniques médicales et scientifiques les plus avancés. Il n’est donc pas étonnant que les taux de réussite des cliniques de fertilité espagnoles soient parmi les plus élevés au monde.
Enfin, la législation espagnole en matière de fertilité garant que la sécurité des patients reste au cœur de chaque procédure et permet l’accès à la PMA à toutes les femmes de plus de 18 ans, indépendamment de leur état civil ou de leur orientation sexuelle.
Commentaire de : Silvia Ruiz, coordinatrice des patients internationaux, Clinique de fertilité iGin, Bilbao
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De quels pays (et pourquoi) les patients viennent-ils le plus souvent pour un traitement de FIV en Espagne ?
Des patients du monde entier se rendent en Espagne pour y suivre un traitement de FIV. Les raisons sont multiples, allant de la diversité des traitements au niveau exceptionnel des soins et de l’assistance offerts par les cliniques espagnoles. Les patientes allemandes se rendent en Espagne pour bénéficier d’un don d’ovocytes, car celui-ci n’est pas autorisé en Allemagne. Les patientes britanniques se rendent également en Espagne pour le don d’ovocytes, mais cette fois en raison de la faible disponibilité de donneuses au Royaume-Uni et du fait qu’en Espagne le don est anonyme. L’Espagne est également une destination prisée des patients français pour plusieurs raisons, notamment pour les couples lesbiens et les femmes célibataires qui, jusqu’à récemment, n’avaient pas accès à la PMA dans leur pays d’origine.
L’Espagne s’est forgé une réputation mondiale en offrant aux patients internationaux des traitements de haute qualité et d’excellents taux de réussite. Cette réputation continue de se renforcer grâce à un cadre réglementaire solide et protecteur, ainsi qu’à l’accueil chaleureux qui est réservé aux patients internationaux.
Commentaire de : Silvia Ruiz, coordinatrice des patients internationaux, Clinique de fertilité iGin, Bilbao
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Quelles villes espagnoles sont les plus populaires parmi les patientes de fertilité et pourquoi ?
L’Espagne est une destination majeure et particulièrement accueillante pour les personnes voyageant dans le cadre d’un parcours de fertilité. Elle est devenue l’un des premiers choix pour les femmes et les couples recherchant des traitements de qualité et les meilleures chances de succès. Les cliniques de fertilité espagnoles sont fières d’offrir des traitements personnalisés qui se traduisent par d’excellents taux de réussite ; elles disposent des technologies les plus sophistiquées et s’appuient sur des médecins et scientifiques expérimentés.
Grâce à son climat agréable et à un réseau de transport accessible et abordable, l’Espagne offre plusieurs possibilités aux patients internationaux dans de grandes villes comme Barcelone et Madrid qui regroupent de nombreuses cliniques. Pour ceux qui préfèrent des villes plus petites, des destinations comme Bilbao et Malaga hébergent également des cliniques d’excellente réputation.
Les cliniques espagnoles possèdent une grande expérience dans l’accompagnement des patients internationaux venant de nombreux pays. Nombre d’entre elles disposent d’équipes multilingues capables de fournir un soutien émotionnel et des conseils pratiques concernant le voyage et l’hébergement, et de faciliter la communication entre la clinique et les patients. Ces derniers peuvent trouver des options de traitement dans toutes les régions d’Espagne et bénéficier, grâce au cadre réglementaire encadrant la PMA, d’un niveau de soins et d’accompagnement de qualité.
Commentaire de : Dr Iñigo Davalillo, gynécologue et expert en procréation assistée, Clinique de fertilité iGin, Bilbao
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Le marché de la fertilité en Espagne
Le marché de la fertilité en Espagne est l’un des plus actifs au monde et attire des patients du monde entier à la recherche de traitements de procréation assistée. Comme ailleurs, 9 % des naissances en Espagne sont aujourd’hui le résultat de traitements de procréation assistée. Plus de 200 prestataires de traitements enregistrés en Espagne réalisent plus de 100 000 cycles de procréation assistée par an, dont un cinquième sur des patients internationaux (non nationaux). Plus de 50 % de ces procédures sont des traitements de FIV et la grande majorité d’entre elles impliquent un don d’ovocytes. Depuis 2003, le nombre de patients internationaux se rendant en Espagne pour un traitement de fertilité a été multiplié par plus de 30. La majorité des patients viennent du Royaume-Uni, de France et d’Italie.
L’une des raisons expliquant la popularité de l’Espagne pour la PMA est sa longue expérience. Le premier bébé né à la suite d’une procédure de FIV a vu le jour en 1984 (le quatrième bébé au monde à naître à la suite d’un traitement de FIV), suivi par le premier bébé né par don d’ovocytes en 1988.
En 2005, l’Espagne a commencé à offrir aux patients l’accès à un traitement appelé ROPA (Reception of Oocytes from Partner) ou communément appelé “Shared Motherhood” (maternité partagée). Cette procédure permet aux femmes de même sexe de partager un lien biologique avec leur bébé – l’une d’elles fournit ses ovocytes qui sont fécondés par un donneur de sperme in vitro et l’embryon qui en résulte est porté par la partenaire.
Commentaire de : Dr Raul Olivares, directeur médical, Barcelona IVF
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Qualité du traitement en Espagne : comment est-elle contrôlée ? Quelles sont les exigences ?
En 2001, le premier registre national du ministère de la santé a été créé en Catalogne, puis étendu à l’ensemble du pays. Sa compilation et sa gestion ont été supervisées par la Société espagnole de fertilité (S.E.F.). Aujourd’hui, le registre national, qui contient des informations sur les traitements entrepris, les taux de réussite et d’importants rapports sur le fonctionnement des différentes cliniques (privées et publiques), est l’un des plus complets au monde. Chaque année, la S.E.F. produit un rapport annuel qui est partagé avec la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) et qui compile des statistiques sur toutes les procédures entreprises par les pays d’Europe.
Toutes les nouvelles cliniques en Espagne doivent obtenir une licence d’exploitation du ministère national de la santé ou, le cas échéant, de l’autorité locale dans laquelle la clinique est située. Les nouvelles cliniques doivent démontrer qu’elles disposent d’installations de laboratoire de pointe et qu’elles sont gérées par des praticiens expérimentés. La procédure d’enregistrement, rigoureuse et souvent longue, vise à garantir que la clinique est en mesure d’offrir un niveau suffisamment élevé de traitement, de soins et de soutien et à rassurer les patients potentiels quant à l’équité et à l’éthique de leur traitement.
Commentaire de : Dr Raul Olivares, directeur médical, Barcelona IVF
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L’attention aux patients de fertilité en Espagne : qu’est-ce qui la distingue des autres pays ?
Plusieurs éléments contribuent à l’excellent niveau de prise en charge proposé par les cliniques de fertilité espagnoles. L’attention aux patients est considérée comme l’un des principaux arguments de vente des cliniques de fertilité en Espagne. Dès qu’une personne prend contact avec une clinique, un accompagnement centré sur les patients se met en place : des coordinateurs expérimentés et un personnel infirmier facilitent la première consultation avec un clinicien et se mettent à disposition du patient pour répondre à toutes ses questions, dissiper ses doutes et calmer ses angoisses. Les spécialistes de la fertilité sont accessibles, communicatifs et compétents et jouent un rôle essentiel dans les soins aux patients. Les équipes médicales travaillent en étroite collaboration avec les équipes scientifiques dont les laboratoires sont à la pointe de la technologie.
Aux côtés des équipes médicales et scientifiques, des équipes d’infirmières et administratives veillent à maintenir un niveau de service élevé tout au long du parcours. Cela comprend la phase de consultation et de diagnostic, puis la procédure en elle-même jusqu’au résultat.
En ce qui concerne l’accompagnement des patients, vous aurez du mal à trouver un pays qui offre des normes aussi élevées que l’Espagne. Les cliniques emploient des coordinateurs pour répondre à tous vos besoins, qu’il s’agisse de la logistique du séjour et de la réservation de l’hébergement, de la communication avec le personnel médical ou encore d’une assistante disponible, dans la plupart des cas, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ce niveau élevé d’accompagnement des patientes s’est développé et perfectionné au fil des années. Depuis plus de vingt ans, des milliers de patientes internationales confrontées à des problèmes de fertilité se rendent en Espagne, permettant aux cliniques de développer une véritable expertise dans l’accueil et le suivi des patientes venues de l’étranger.
Commentaire de : Saul Mizrahi, coordonnateur des soins aux patients, Clinique Tambre
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Comment les traitements de fertilité sont-ils réglementés par la loi espagnole ?
Le niveau de réglementation de la fertilité en Espagne est extrêmement élevé par rapport à de nombreux pays et fait l’objet d’une évaluation et d’un contrôle indépendants, afin de garantir la sécurité des patients et la transparence des services offerts par les prestataires de traitement. Chaque clinique agréée est tenue de communiquer chaque année à la Société Espagnole de Fertilité les données relatives à ses activités. Cette dernière est à son tour assistée par une série d’agences indépendantes chargées de veiller à l’exactitude des données de chaque clinique. La Société Espagnole de Fertilité gère un registre national détaillant toutes les procédures effectuées et les informations sur les taux de réussite. Chaque année, ces informations sont partagées avec la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) et peuvent être comparées aux traitements et aux cliniques de différents pays d’Europe.
En Espagne, les patients disposent d’un large éventail de traitements, à l’exception de la gestation pour autrui et des traitements associés à la sélection du sexe. Les couples féminins de même sexe, les femmes célibataires et les couples hétérosexuels (mariés ou non) peuvent accéder aux traitements. Les traitements proposés comprennent la FIV, l’IIU et les traitements faisant appel à des donneuses d’ovocytes. Ce dernier est le plus demandé en Espagne, en particulier par les patients internationaux.
La réglementation encadre également le transport des gamètes à l’intérieur et à l’extérieur du pays, le processus de vitrification (congélation) des ovocytes, des spermatozoïdes et des embryons, qui peut être proposé aux patients sans limite de temps. Certains traitements et procédures sont explicitement interdits par la loi espagnole, comme la gestation pour autrui commerciale. D’autres règles, comme l’âge maximal des patientes (50 ans), la limite d’indice de masse corporelle (IMC) fixée à 35 ou encore la préférence pour le transfert d’un seul embryon, résultent quant à elles d’un consensus adopté par les cliniques et les professionnels espagnols de la fertilité.
La législation espagnole en matière de fertilité est l’une des plus libérales au monde. C’est une des raisons pour lesquelles l’Espagne est une destination de premier choix pour ceux qui envisagent de voyager pour leur traitement de fertilité.
Commentaire de : Dr Esther Velilla, PDG, Reproclinic
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Accès aux traitements – Pour qui la PMA est-elle disponible en Espagne ?
L’Espagne offre une gamme variée de traitements reproductifs, protégés et façonnés par l’un des cadres juridiques les plus avancés et les plus libéraux d’Europe.
La législation espagnole permet aux patientes d’accéder à un large éventail de traitements de PMA et de techniques de préservation de la fertilité, à l’exception de la gestation pour autrui et des procédures associées à la sélection du sexe.
En vertu de la loi espagnole adoptée en 2006, toute femme de plus de 18 ans disposant de ses capacités mentales peut avoir accès aux techniques de procréation assistée, indépendamment de son état civil ou de son orientation sexuelle. Par conséquent, les femmes peuvent avoir accès aux traitements qu’elles soient en couple hétérosexuel, en couple homosexuel ou célibataires. L’âge maximum des patientes en Espagne est de 50 ans. Cette limite d’âge n’a pas été fixée par la loi, mais a été approuvée à l’unanimité par les cliniques espagnoles sur la base des risques potentiels encourus par les patientes à mesure qu’elles avancent en âge. La fertilité féminine diminue avec les années, en particulier entre dix et quinze ans avant la ménopause, avec une baisse de la quantité et de la qualité des ovocytes. À l’âge de 35 ans, une femme ne possède en moyenne plus que 10 % des ovocytes qu’elle avait à la naissance, ce qui a un impact sur sa capacité à tomber enceinte naturellement.
Toute personne souhaitant faire un don de sperme ou d’ovocytes peut le faire de manière anonyme et le bénéficiaire du don ne dispose que d’informations très limitées sur le donneur ou la donneuse. La législation espagnole permet également une certaine flexibilité en termes de planification de la vie reproductive : les femmes peuvent choisir de suivre un traitement seules et de devenir mamans solo, ou décider de reporter la maternité à plus tard. Cette dernière option est possible grâce à la législation qui autorise les centres de fertilité à congeler les ovocytes et les embryons jusqu’à ce que la femme souhaite entamer un traitement de procréation assistée.
Commentaire de : Dr Àlex García-Faura, spécialiste de la procréation assistée, Institut Marques
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Comment la loi réglemente-t-elle le traitement de FIV avec ses propres ovocytes en Espagne ?
La législation espagnole prévoit un cadre spécifique pour la réglementation des traitements de FIV utilisant les propres ovocytes de la patiente. Ce cadre laisse également une certaine marge de manœuvre aux prestataires de traitements individuels et a permis la création de la Société Espagnole de Fertilité, chargée de superviser et de contrôler le travail des cliniques dans tout le pays.
Il existe certaines restrictions concernant l’accès à une FIV avec ses propres ovocytes en Espagne. Tout d’abord, l’âge maximum des patientes est de 50 ans. L’un des effets de l’âge maternel avancé est la réduction du nombre et de la qualité des ovocytes dont dispose une femme. En fonction de son état de santé général, toute grossesse peut augmenter les risques de complications pendant l’accouchement ou à la naissance.
Les cliniques espagnoles tiennent également compte de l’indice de masse corporelle (IMC) de la patiente. Pour les femmes qui ont accès à un traitement financé par l’État dans le cadre des dispositions nationales en matière de santé, un IMC maximum de 32 est appliqué. Ce chiffre est porté à environ 35 dans les cliniques privées. Par conséquent, toute femme ayant l’intention de recourir à une FIV avec ses propres ovocytes devra s’assurer que son IMC se situe dans les limites acceptables appliquées par les centres de fertilité.
La Société Espagnole de Fertilité recommande désormais que, dans la plupart des cas, la clinique propose aux patients un transfert d’embryon unique, afin de réduire les risques de complication liée au transfert de plusieurs embryons et aux grossesses multiples qui en découlent, avec des risques éventuels pour la santé de la mère et des bébés.
Enfin, la loi offre également aux femmes qui envisagent une FIV avec leurs propres ovocytes la possibilité de les congeler jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à les utiliser pour avoir un enfant. La loi stipule que les ovocytes congelés peuvent être conservés pour une durée indéterminée, à condition qu’ils ne soient utilisés par la patiente qu’avant son 50e anniversaire.
Commentaire de : Dr. Alejandra Aguilar Crespo, Gynécologue, Equipo Juana Crespo
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Quelle est la législation espagnole sur la FIV avec don d’ovocytes ?
La loi espagnole couvre un certain nombre d’aspects des traitements de FIV avec don d’ovocytes. Ceci est important car, proportionnellement, l’Espagne entreprend plus de traitements de ce type que partout ailleurs dans le monde. L’organisme de réglementation du pays, la Société Espagnole de Fertilité, enregistre toutes les procédures entreprises par les cliniques et s’assure également qu’elles fonctionnent de manière éthique et dans le cadre fixé par la loi.
Le traitement est possible grâce à des donneuses qui restent anonymes pour les receveuses et vice versa. Le traitement, accessible aux femmes de moins de 50 ans en bonne santé, affiche les taux de réussite les plus élevés associés à la FIV en raison de la qualité des ovocytes utilisés dans la procédure.
Les principaux critères d’éligibilité d’une patiente pour recevoir un don d’ovocytes sont l’âge, l’état de santé général et le poids. On sait que l’obésité augmente le risque de complications pendant la grossesse et la conception. L’indice de masse corporelle (IMC) d’une femme est donc un élément important pour les cliniques. La législation espagnole n’impose pas de limite en termes d’IMC, mais la sécurité sociale exige que les femmes aient un IMC inférieur à 32 pour avoir accès à un traitement subventionné ; les cliniques privées recommandent fortement un IMC inférieur à 35.
Au cours de la dernière décennie, l’Espagne a également entrepris de réduire le nombre d’embryons transférés à une patiente. Le transfert d’un seul embryon est désormais la procédure privilégiée. En ce qui concerne les donneuses d’ovocytes, elles ne peuvent donner que jusqu’à six enfants (y compris les leurs). Les femmes homosexuelles et les femmes célibataires ont un accès légal à tous les traitements de reproduction.
La législation espagnole en matière de fertilité est considérée comme l’une des plus libérales au monde, mais une combinaison de règles obligatoires et discrétionnaires garantit que les patients bénéficient d’un service sûr, transparent et fiable.
Commentaire de : Dr Juan Jose Sanchez Rosas, gynécologue spécialisé en médecine de la reproduction, URE Centre Gutenberg
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Quelle est la législation en Espagne concernant le don de sperme ?
Le système juridique espagnol prévoit les règles suivantes pour les traitements impliquant le don de sperme.
Les donneurs de sperme sont âgés de 18 à 35 ans et doivent être en bonne santé physique et mentale. Tous les candidats au don ne sont pas sélectionnés par les prestataires de traitement. Chaque candidat doit fournir des détails sur ses antécédents médicaux, se soumettre à une évaluation psychologique et à un examen médical comprenant une évaluation andrologique. Enfin, un test sanguin doit être effectué pour exclure d’éventuelles maladies infectieuses et de réaliser des tests génétiques.
Les donneurs de sperme conservent l’anonymat ; la clinique de fertilité conserve donc les informations les concernant et ne transmet au receveur qu’un nombre limité de données. Il incombe au prestataire de traitement de sélectionner le donneur le plus approprié, sur la base d’informations générales communiquées par le patient, comme certaines caractéristiques physiques (couleur des cheveux et des yeux, taille, poids, etc.).
La Société Espagnole de Fertilité tient un registre national avec les informations sur les cliniques enregistrées et les procédures impliquant des donneurs. Elle veille à ce que les procédures soient menées en toute légalité et à ce que les donneurs ne puissent pas donner plus de fois que ce qui est légalement autorisé – en Espagne, par exemple, un donneur ne peut pas donner plus de six enfants.
Commentaire de : Dr Anna Voskuilen, spécialiste de la fertilité, Reproclinic
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Quelle est la législation sur la méthode ROPA en Espagne ?
En Espagne, les couples de même sexe ont les mêmes droits que les couples hétérosexuels en termes de mariage et d’adoption. Bien que la législation espagnole stipule que les traitements impliquant des donneurs doivent être entrepris de manière anonyme, la législation ROPA établie en 2005 constitue une exception à la règle.
La méthode ROPA, connue sous le nom de “réception d’ovocytes du partenaire” ou de “maternité partagée”, permet à un couple de femmes homosexuelles de vivre et de partager le processus de traitement par FIV. La procédure consiste à soumettre l’une des partenaires à un protocole de FIV standard ; les follicules et les ovules sont produits par stimulation médicamenteuse ; une fois matures, les ovocytes sont prélevés dans les ovaires de la patiente sous sédation. Le sperme d’un donneur est utilisé pour fertiliser les ovocytes prélevés, qui seront surveillés dans un incubateur pendant une période pouvant aller jusqu’à cinq jours. Pendant ce temps, l’autre partenaire recevra un traitement hormonal destiné à épaissir l’endomètre et à le préparer à la nidation. Une fois le transfert réalisé, la patiente fera une prise de sang au bout de deux semaines pour confirmer la grossesse. La procédure ROPA permet donc à la porteuse de connaître l’identité de sa donneuse d’ovules, sa partenaire, et c’est l’une des rares occasions où cela est légalement acceptable.
Commentaire de : Dr Véronique Moens, spécialiste de la procréation assistée, Institut Marques
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Quel est le processus de qualification pour les donneuses d’ovocytes en Espagne ?
Pour pouvoir donner ses ovocytes en Espagne, il faut être âgée de 18 à 35 ans et être en bonne santé physique et psychologique.
Toutes les donneuses potentielles ne sont pas sélectionnées – chaque candidate est interrogée par un médecin et doit faire part de ses antécédents médicaux personnels et familiaux et subir un certain nombre d’examens physiques et psychologiques pour s’assurer qu’elle est en bonne santé.
C’est l’équipe médicale de chaque clinique qui décide en dernier ressort de l’appariement entre une donneuse et la patiente receveuse. Le don en Espagne étant strictement anonyme, seules certaines caractéristiques sont partagées avec la receveuse, notamment le groupe sanguin et des caractéristiques physiques telles que la couleur des cheveux et des yeux et le poids. La receveuse peut également demander l’âge de la donneuse.
Une compensation financière est versée à chaque donneuse pour couvrir les frais raisonnables encourus par son geste. La somme versée peut aller de 800 à 1 000 euros. Les donneuses espagnoles sont issues de diverses communautés et chaque clinique effectue des tests approfondis pour s’assurer que toute donneuse appariée à une receveuse est physiquement, émotionnellement et génétiquement apte.
Commentaire de : Carolina Alonso Muriel, Embryologiste – Coordonnatrice du programme de don d’ovocytes, URE Centre Gutenberg
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Le processus d’appariement donneur-receveur (don de sperme, d’ovocytes et d’embryons) en Espagne
En Espagne, les donneurs sont anonymes et la clinique participe activement à l’appariement des donneurs et des receveurs. L’appariement se base essentiellement sur des caractéristiques physiques. Les receveurs peuvent obtenir des informations de base sur les donneurs potentiels, notamment la couleur des cheveux et des yeux, le poids, la taille et la couleur de la peau. Lors de la consultation initiale, les patients sont invités à remplir des formulaires de consentement détaillant leurs caractéristiques physiques, qui sont ensuite comparées à celles des donneurs. La clinique peut alors choisir une liste restreinte de 5 à 7 donneurs et utiliser des outils de compatibilité génétique pour s’assurer de leur compatibilité.
Certaines cliniques espagnoles utilisent également des outils tels que Fenomatch, qui fait appel à la technologie de la reconnaissance faciale pour apparier les donneurs et les receveurs. Une fois le(la) donneur(se) sélectionné(e), la clinique choisit invariablement un(e) donneur(se) de « réserve » en cas de besoin.
Commentaire de : Dr Laura García de Miguel, directrice médicale, Clinique Tambre
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Quelle est la disponibilité des donneuses d’ovocytes en Espagne ?
La FIV avec don d’ovocytes est le traitement le plus populaire parmi les patients internationaux en Espagne. En raison de la demande, les cliniques espagnoles investissent beaucoup de temps et d’argent pour s’assurer de pouvoir répondre à tous les besoins des patients.
Outre les cliniques qui achètent des ovocytes et du sperme auprès de banques de gamètes internationales, de nombreuses cliniques ont créé leurs propres banques, ce qui garantit un accès facile aux ovocytes et la possibilité pour les patientes de choisir entre des ovocytes frais et des ovocytes congelés.
Les cliniques sont très proactives dans le recrutement de donneuses jeunes et en bonne santé. Celles-ci reçoivent une indemnité pour couvrir les frais liés au don et doivent se soumettre à une série d’examens et d’évaluations physiques et psychologiques pour s’assurer de leur capacité à faire un don.
La grande majorité des cliniques de fertilité en Espagne indiquent disposer d’un large choix de donneuses présentant des profils phénotypiques variés. Certaines précisent toutefois que le nombre de donneuses issues de certaines origines ethniques peut être plus limité, notamment pour des raisons culturelles ou religieuses.
Nombreuses sont les cliniques à fonctionner sans liste d’attente, ce qui permet aux patientes d’accéder relativement rapidement à des traitements avec don d’ovocytes, comparé à de nombreux autres pays.
Toutes les donneuses restent anonymes et très peu d’informations personnelles les concernant sont communiquées aux receveuses.
Commentaire de : Dr Nadia Caroppo, chef de l’équipe médicale internationale, Equipo Juana Crespo
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Est-il possible de faire faire le DPI en Espagne ? Quelles sont les indications ?
En Espagne, il est légalement permis de proposer différents types de DPI. En cas de doute sur l’opportunité du DPI dans un cas particulier, la question peut être soumise à l’examen d’un comité national d’éthique indépendant.
La procédure est sûre et n’affecte pas le taux d’implantation des embryons. Elle doit être entreprise au moment le plus approprié, à savoir le cinquième jour. Le DPI peut être particulièrement indiquée chez les femmes d’âge maternel avancé ainsi que chez celles ayant connu des fausses couches à répétition.
Commentaire de : Dr Raul Olivares, directeur médical, Barcelona IVF
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Innovations et nouvelles techniques de FIV en Espagne : à quoi ressemble un test immunologique ?
Les tests immunologiques sont proposés par les cliniques pour mesurer et identifier toute anomalie au niveau de l’endomètre. Ils sont de plus en plus utilisés en Espagne et leur capacité à mettre en évidence des problèmes spécifiques est un facteur important des taux de réussite élevés des cliniques espagnoles. Si les tests identifient des anomalies, celles-ci peuvent être traitées avant tout nouveau protocole afin d’optimiser les conditions d’implantation.
Les tests consistent en une biopsie de la muqueuse utérine et un examen des cellules contenues dans l’échantillon prélevé. Une médication immunologique peut alors être envisagée. Les cliniques espagnoles offrent d’excellents exemples d’innovation et celles qui proposent des tests immunologiques apportent un espoir supplémentaire aux femmes qui pourraient autrement se voir refuser la possibilité de devenir mères.
Commentaire de : Dr Oliver Pack, spécialiste de la fertilité, IVF Life, Alicante
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Innovations et nouvelles techniques de FIV en Espagne : à quoi ressemble un test de réceptivité de l’endomètre ?
Ce test important, qui permet d’évaluer la réceptivité de la muqueuse utérine de la patiente, est considéré comme une étape essentielle du bilan diagnostique et est réalisé directement par les cliniques. Il a pu être développé grâce à la vaste expérience acquise par les spécialistes de la fertilité en Espagne au cours des quarante dernières années.
Commentaire de: Dr Christos Roukoudis, gynécologue et spécialiste de la fertilité, IVF Life, Alicante
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Quel est le coût moyen d’un traitement de FIV en Espagne ?
Le coût des traitements en Espagne varie d’une clinique à l’autre en fonction du taux de réussite, des technologies proposées, ainsi que de l’expérience et de la réputation des équipes médicales. En règle générale, le coût moyen d’une procédure de FIV avec ovocytes propres ou avec don d’ovocytes se situent entre 5 000 et 10 000 euros.
Attention aux prix fixes : renseignez-vous bien sur ce qui est inclus dans le devis afin de vous assurer qu’il n’y aura pas de coûts cachés. Le budget final ne sera confirmé que quand vous aurez fait tous les examens préalables et qu’un diagnostic aura été confirmé.
Les cliniques proposent également différents programmes de remboursement, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Ces programmes, qui prévoient un remboursement en cas d’échec du protocole, illustrent la confiance des cliniques dans leurs protocoles et dans leurs chances de réussite.
Commentaire de : Dr Clara Colomé, Directrice médicale adjointe à Clinique Eugin
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Quels sont les taux de réussite de la FIV en Espagne ?
Les taux de réussite sont collectés et enregistrés en Espagne afin de garantir leur exactitude. Le facteur le plus déterminant dans l’examen des taux de réussite est l’âge de la patiente lorsqu’elle utilise ses propres ovocytes.
Certains paramètres sont utilisés pour déterminer les taux de réussite d’un point de vue clinique et en laboratoire. D’un point de vue clinique, les données sont obtenues à des moments précis du traitement. Il s’agit du taux de grossesse obtenu deux semaines après l’utilisation des techniques initiales, du taux de grossesse clinique obtenu lors de la première échographie et du taux d’accouchement.
Du point de vue du laboratoire, les données analysées portent sur le nombre d’ovocytes obtenus à chaque cycle, les taux de fécondation, la probabilité d’implantation de l’embryon, certains facteurs de culture de l’embryon et les taux de survie des embryons dans le processus de vitrification.
La Société Espagnole de Fertilité est responsable de la collecte, de l’enregistrement et de la mise à jour des taux de réussite de chaque clinique. Les informations fournies par les cliniques elles-mêmes font l’objet d’un audit externe par des agences indépendantes afin d’en garantir la transparence et de renforcer la confiance dans leur fiabilité.
Commentaire de : Dr Clara Colomé, Directrice médicale adjointe à Clinique Eugin
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